Titre français: The Host

Durée: 119‘
Genre:
Date de sortie: 01/05/2007
Cotation: **** (de ooo -restez chez vous- à **** -rdv de toute urgence au cinéma)

À Séoul, Park Hee-bong tient un petit snack au bord de la rivière Han où il vit avec les siens : son fils aîné, l’immature Gang-du, sa fille Nam-joo, une championne malchanceuse de tir à l’arc et Nam-il, son fils cadet éternellement au chômage. Tous idolâtrent la petite Hyun-seo, la fille unique de Gang-du. Un jour, un monstre géant et inconnu jusqu’à présent, surgit des profondeurs de la rivière. Quand la créature atteint les berges, elle se met à piétiner et attaquer la foule sauvagement, détruisant tout sur son passage. Le snack démoli, Gang-du tente de s’enfuir avec sa fille, mais il la perd dans la foule paniquée. Quand il l’aperçoit enfin, Hyun-seo est en train de se faire enlever par le monstre qui disparaît, en emportant la fillette au fond de la rivière. Sans pouvoir compter sur aucune aide, la famille Park décide alors de partir en croisade contre le monstre, pour retrouver Hyun-seo...

On savait l’industrie cinématographique coréenne en plein essor, mais avec THE HOST, elle prouve à qui voudrait entendre, que c’est surtout un cinéma tout terrain qui peut affronter tous les cinémas.

Joon-Ho Bong nous avait intrigué avec son BARKING DOGS, il nous avait scotché avec son excellent MEMORIES OF MURDER. Aujourd’hui, il fait encore mieux. Il réalise le film aussi parfait qu’improbable: THE HOST. Film de monstre, social, politique et intime… THE HOST a le culot de combiner une bonne partie des genres dans un long-métrage riche en émotion, particulièrement trippant et à l’identité unique!

Si on vous dit que c’est une comédie émotionnelle, un film d’horreur écologique, une œuvre intime et politiquement engagée; le tout au service d’une histoire totalement improbable. Ça, ça vous la coupe… Pourtant, je vous assure cela fait quelques années que j’ai arrêté les champignons et d’embrasser la moquette…

Cette histoire de loosers déclassés de et par la société devant affronter un croisement entre un triton et un lézard particulièrement vicieux est un véritable bonheur de péloche qui nous fait passer par toutes les émotions possibles et imaginables. C’est un truc couillu tenu par un réalisateur au sommet de son art. Un sens du cadre fabuleux, une maîtrise des sentiments telle qu’il passe littéralement du rire au larme en un changement d’axe. Il arrive même à combiner les deux en un plan (celle du père qui veut tirer sur le lézard).

Et tout est à l’avenant : les personnages, la musique, les effets spéciaux… Rien à redire… si ce n’est que c’est un film que l’on aime partager, faire découvrir. Et au cours des discussions qui suivent la vision, le plus réjouissant, ce sont les étincelles que l’on peut voir dans les yeux des spectateurs!

Nous ne nous étalerons pas en superlatifs, mais THE HOST inflige une véritable branlée au cinéma ricain formaté… Une œuvre qui marquera d’une pierre blanche bien plus que le film de genre, la bête laissera son empreinte dans l’histoire du septième art. Ça fait des années qu’on vous bassine avec les péloches asiatiques… Eh bien, on avait raison !

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Journaliste