Titre français: Fukushima, mon amour
Réalisation: Doris Dörrie
Interprètes: Rosalie Thomass, Kaori Momoi, Nami Kamata, Moshe Cohen
Scénario: Doris Dörrie

Durée: 108‘
Genre: Drame
Date de sortie: 15/03/2017
Cotation: **

Marie arrive au Japon pour rejoindre un groupe qui se rend à Fukushima pour divertir les rescapés du tsunami et les victimes de l’accident nucléaire.

Moshe, Nami et Marie viennent divertir des japonais qui ont tout perdu en leur proposant des spectacles de magie, de danse et de clowns. C’est sur cet étonnant point de départ que démarre GRUBE AUS FUKUSHIMA (FUKUSHIMA, MON AMOUR en français, titre en forme de référence on ne peut plus claire au film d’Alain Resnais).

Mais très vite, en parallèle avec le sentiment d’impuissance de Marie qui songe à rentrer chez elle, le film développe une autre piste, celle de la même Marie qui s’attache aux pas d’une femme japonaise bien décidée à retourner dans sa maison dans la zone interdite de Fukushima. GRUBE AUS FUKUSHIMA devient alors un récit très intimiste qui tente, au travers de cette femme japonaise qui a perdu sa fille, de parler du deuil de manière générale et de la nostalgie en particulier.

Ce film allemand réalisé par Dorris Dorrie aurait pu être intéressant, mêlant le fait divers du tsunami et de l’accident nucléaire avec ces deux femmes de culture différente qui vont s’entraider pour combattre les démons du passé, servi par une très bonne interprétation de Rosalie Thomass dans le rôle de Marie.

Mais, hélas, même si la poésie et le côté un peu surréaliste de l’oeuvre sont remarquablement menés, le tout en un noir et blanc judicieusement choisi, GRUBE AUS FUKUSHIMA (FUKUSHIMA, MON AMOUR) se sert trop peu de l’environnement dans lequel se déroule le récit et n’enrichit pas suffisamment ce dernier à l’aune des événements extérieurs.

A propos de l'auteur

Eric Van Cutsem
Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...